Une nouvelle étude scientifique prometteuse pour la calvitie

Grâce à une nouvelle technique d’implantation testée sur des souris, des chercheurs californiens ont réussi à faire pousser 6 fois plus de cheveux chez ces rongeurs.

 

Une étude menée par des chercheurs de l’USC (University of Southern California, département des Sciences de la santé) a prouvé qu’en implantant 200 cheveux sur des souris et selon un modèle prédéfini de cercles espacés de 3 à 5 mm, une repousse de 450 à 1200 cheveux était possible. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Cell du 9 avril 2015.

C’est en se basant sur de précédentes découvertes que l’auteur principal de cette étude, Cheng-Ming-Chuong, a travaillé. En effet, des travaux avaient déjà démontré que l’environnement des follicules pileux, les cavités dans lesquelles pousse le poil, jouait un rôle dans la repousse du cheveu, une technique nommée « Détection du quorum ».

Voulant tester ce concept, le chercheur et son équipe ont expérimenté une greffe capillaire de 200 cheveux sur le dos de souris, à raison de un par an et en les implantant selon différents modèles de configurations.

Ils ont pu remarquer que la repousse du cheveu était passée de 450 à 1200 cheveux environ lorsque les follicules pileux avaient été implantés en cercles espacés de 3 à 5mm. Au-delà, aucune repousse n’était observée.

Grâce à cette technique de communication entre cellules déjà connue pour son fonctionnement similaire sur les bactéries, les chercheurs ont mis en évidence que l’implantation de follicules pileux envoyait un signal chimique aux autres follicules pour activer la repousse des cheveux.

Des analyses moléculaires ont indiqué que l’implantation provoquait un signal de détresse chez les follicules qui réagissaient alors en libérant des protéines inflammatoires. À une certaine concentration de molécules sécrétées, les follicules pileux étaient ainsi prévenus par signal qu’il était temps de croitre.

Selon les chercheurs, ce processus pourrait être similaire dans le cadre d’une régénération d’organes, même s’il est moins facilement observable.

Des chercheurs espagnols, dont les travaux ont été publiés dans la revue PLOS Biology du 23 décembre 2014, avaient déjà fait la découverte d’une cellule pouvant régénérer la croissance des cheveux.

Chacun possède en moyenne 100.000 à 150.000 cheveux et en perd en moyenne 40 à 100 par jour. Une chute de plus de 100 cheveux par jour et sur une longue durée peut être considéré comme une maladie. L’alopécie, ou l’accélération de la chute des cheveux, menant à la calvitie, touche plus généralement les hommes. Actuellement, les seuls traitements disponibles sur le marché sont médicamenteux ou à base de greffes.

Source : Une nouvelle étude scientifique prometteuse pour la calvitie – 13/04/2015 – ladepeche.fr