La tricopigmentation : une méthode décoiffante contre la calvitie

Une calvitie naissante ? Un problème d’alopécie génétique ? La perte des cheveux peut engendrer de graves complexes et pourrir littéralement la vie de ceux qui en souffrent. De la simple lotion capillaire aux microgreffes de cheveux, de nombreuses méthodes promettent monts et merveilles. Elles sont plus ou moins efficaces, selon les cas. Une nouvelle technique est en train de faire ses preuves : la tricopigmentation…

La tricopigmentation : pas de cheveux, mais un tatouage

Cette nouvelle méthode, mise au point en Italie, vise à introduire, dans le derme, des micropigments, autrement dit, des minuscules points de couleur qui vont venir combler les  » trous  » provoqués par la perte des cheveux. La technique s’apparente à un celle d’un tatouage semi-permanent. Il ne s’agit donc pas d’implanter de nouveaux cheveux, mais bien de créer une illusion optique.  » C’est une méthode assez révolutionnaire « , nous explique Samuel Troonen, tricopigmentiste à Namur.  » Elle séduit de plus en plus de monde car elle est beaucoup moins agressive que les microgreffes qui impliquent une intervention chirurgicale. Et puis, la tricopigmentation n’est pas permanente. L’effet est donc réversible.

Au bout de 3 séances, espacées chacune d’un mois, le client retrouve un aspect naturel donnant l’impression que ses cheveux ont repoussé. Il existe deux formules. L’effet  » rasé  » et l’effet  » densité  » souvent recommandé pour les femmes.

Un effet bluffant, mais un coût conséquent

Nous avons rencontré plusieurs personnes qui ont eu recours à la tricopigmentation et, franchement,  l’effet est bluffant.  Pour Ariane, c’est carrément une nouvelle vie qui commence. Lors de ses deux grossesses, elle avait commencé à perdre ses cheveux. Il y a 5 ans, elle a eu un cancer et la chimiothérapie n’a fait qu’accentuer son problème. Ses cheveux n’ont pas repoussé et elle s’est retrouvée avec le crâne quasiment dégarni.  » J’étais extrêmement complexée « , nous confie Ariane.  » J’osais à peine sortir de chez moi. J’ai tout essayé. Des lotions, des huiles essentielles. J’ai, bien sûr, envisagé les implants, mais je n’avais pas assez de cheveux au niveau de la nuque « .  C’est alors qu’Ariane a entendu parler de la tricopigmentation.  » Je n’ai pas hésité longtemps et, au bout du compte, je ne regrette rien, je revis « , explique Ariane. De fait. Sous les quelques mèches qui lui restaient, on a  » dessiné  » des petits traits imperceptibles à l’œil nu. Résultat : l’effet d’une petite coupe tendance et dynamique.  » Mon entourage n’y a vu que du feu « , raconte Ariane,  » mes amis ont tout simplement cru que mes cheveux avaient repoussé « . Bien sûr, cette  » renaissance  » a un prix. Entre 3 et 5 mille euros, selon les cas. Ce n’est pas donné. Et, en plus, comme l’effet n’est pas permanent, il faudra compter le prix des retouches tous les ans ou tous les deux ans. Ajoutons à cela que la méthode n’est pas indolore.  » A certains moments, je réclamais une petite pause car je le sentais passer « , avoue Ariane,  » mais, c’est bien connu, il faut pouvoir souffrir pour être belle ! « …

Une méthode recommandée par les dermatologues

A première vue, la tricopigmentation semble être une méthode assez séduisante. Mais qu’en pensent les médecins ? Nous avons posé la question à Marie Baeck, chef du service dermatologie des cliniques St-Luc.  » Cette technique nous a vraiment impressionnés  » confie le docteur Baeck. Elle crée une illusion d’optique vraiment incroyable. C’est une méthode que nous recommandons aux patients pour lesquels toutes les autres solutions ont échoué. Ce n’est pas donné, mais les résultats sont impressionnants « .

En conclusion, la tricopigmentation peut changer radicalement la vie de ceux qui souffrent de calvitie ou d’alopécie à condition d’accepter que ce sont des pigments qui vont recouvrir le crâne et non  pas des cheveux…

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